Yémen : Les 5 piliers économiques insoupçonnés qui maintiennent le pays à flot

webmaster

예멘 주요 경제 활동 - Agriculture: The Enduring Heart of Yemen**

A vibrant and resilient Yemeni agricultural scene, bathe...

Bonjour à tous les curieux d’économie mondiale ! Aujourd’hui, cap sur le Yémen, un pays dont l’image est souvent complexe, mais dont l’économie recèle une richesse et des défis passionnants.

En me plongeant dans ses rouages, j’ai été frappée par la résilience de ses activités traditionnelles – entre agriculture florissante et pêche vitale – contrastant avec les immenses enjeux liés au pétrole et aux transferts de fonds.

Derrière chaque chiffre se cache une histoire humaine. Alors, si vous êtes prêts à explorer les dynamiques économiques uniques de cette nation du Moyen-Orient, préparez-vous à être surpris !

Découvrons ensemble les facettes méconnues de l’économie yéménite !

Le pouls du Yémen : Quand la terre nourrit l’âme et le corps

예멘 주요 경제 활동 - Agriculture: The Enduring Heart of Yemen**

A vibrant and resilient Yemeni agricultural scene, bathe...

L’agriculture, un pilier ancestral malgré les secousses

Ah, le Yémen ! Quand on pense à ce pays, on imagine souvent des déserts arides. Pourtant, j’ai été bluffée de découvrir à quel point l’agriculture y reste un véritable pilier, une bouée de sauvetage pour des millions de personnes.

C’est fascinant de voir comment des pratiques ancestrales perdurent, nourrissant les familles et soutenant l’économie locale malgré des défis immenses.

On y cultive bien sûr des céréales comme le sorgho et le maïs, essentiels pour l’alimentation de base. Mais il y a aussi une production impressionnante de fruits et légumes.

Quand je vois les efforts déployés pour irriguer des terres parfois ingrates, je me dis que la résilience yéménite est une leçon pour nous tous. C’est une économie de subsistance, certes, mais tellement vitale, tellement ancrée dans l’identité du pays.

Les dattes, les agrumes, les vignes… ça fait rêver, non ? Et puis, il y a le café !

Le Yémen est le berceau de l’arabica, et le café Mokha, avec son histoire riche et ses arômes uniques, est une fierté nationale. C’est un produit d’exportation qui, bien que souffrant des conflits, conserve un potentiel incroyable, un symbole de la qualité et de l’authenticité des produits yéménites.

C’est une agriculture qui ne se résume pas à des chiffres, mais à des vies, des traditions et un savoir-faire transmis de génération en génération. C’est l’essence même de leur survie.

Le qat, une culture controversée mais omniprésente

Alors là, c’est un sujet délicat, mais impossible de parler de l’agriculture yéménite sans aborder le qat. Pour être honnête, avant de me pencher sérieusement sur le Yémen, je n’imaginais pas l’ampleur de cette culture.

C’est une plante à feuilles euphorisantes, et sa consommation fait partie intégrante de la vie sociale pour beaucoup d’hommes yéménites. Le hic, c’est que la culture du qat est incroyablement gourmande en eau, une ressource déjà rare dans un pays désertique.

Cela crée une concurrence féroce avec les cultures vivrières, ce qui est un vrai casse-tête économique et environnemental. Malgré les controverses et les inquiétudes quant à ses effets sur la santé et l’économie, il représente une source de revenus non négligeable pour de nombreux agriculteurs.

Il est difficile de blâmer ceux qui se tournent vers cette culture plus lucrative que d’autres, surtout dans un contexte de précarité. Pour comprendre l’économie du Yémen, il faut accepter cette réalité complexe : le qat est un acteur majeur, avec ses avantages économiques immédiats et ses inconvénients à long terme.

C’est une question qui divise, et c’est compréhensible. Mais c’est une composante essentielle de la dynamique économique et sociale que j’ai ressentie en explorant ce pays.

L’or noir sous le sable : Une richesse à double tranchant

Le pétrole, une bénédiction devenue fardeau

Le pétrole, ah, le pétrole ! Au Yémen, c’est vraiment l’histoire d’une richesse potentielle qui s’est transformée en un fardeau complexe. J’ai été frappée par cette ironie du sort : alors que le pays possède des réserves importantes, notamment dans les régions de Marib et Shabwa, l’exploitation et la distribution de cet “or noir” sont devenues une source de conflits incessants.

Avant la crise actuelle, le pétrole représentait la majeure partie des revenus d’exportation et une part significative du PIB. C’était la poule aux œufs d’or, censée financer le développement, les infrastructures, et améliorer la vie des Yéménites.

Mais la réalité est bien plus sombre. La production a chuté drastiquement en raison des combats, des sabotages et de l’instabilité politique. Les infrastructures pétrolières sont souvent des cibles, ce qui rend l’extraction et le raffinage incroyablement difficiles et dangereux.

On se retrouve avec un pays riche en ressources, mais où la population manque cruellement de carburant et d’électricité, contrainte de payer des prix exorbitants au marché noir.

C’est une situation déchirante qui montre comment une manne peut devenir un facteur de division et de souffrance, paralysant toute tentative de redressement économique.

Les défis de l’exportation et de la distribution

Les défis liés à l’exportation et à la distribution du pétrole yéménite sont colossaux, et je me suis sentie impuissante en découvrant l’ampleur de la tâche.

Imaginez un peu : même si le pétrole est extrait, il faut le transporter, le raffiner, puis le distribuer à travers un pays déchiré par la guerre. Les pipelines sont vulnérables aux attaques, les ports sont parfois bloqués, et les routes sont dangereuses.

Les différentes factions contrôlent des zones clés, et le pétrole devient un enjeu de pouvoir plus qu’une ressource nationale. Cela crée une pénurie artificielle qui frappe de plein fouet les ménages et les entreprises.

Les générateurs, essentiels pour pallier les coupures d’électricité, sont inutilisables faute de carburant abordable. L’économie locale s’effondre parce que les transports sont paralysés, les usines ne peuvent pas fonctionner.

Ce que j’ai vu, c’est un système de distribution fragmenté, où la corruption et le marché noir prospèrent, au détriment de la population. C’est un cercle vicieux qui entrave la reconstruction et la stabilisation.

Le potentiel est là, enfoui sous terre, mais les moyens de le transformer en bien-être pour tous les Yéménites sont malheureusement brisés.

Advertisement

La mer, cette alliée précieuse et menacée

La pêche artisanale, un souffle de vie

La mer Rouge et le golfe d’Aden : pour le Yémen, ce ne sont pas de simples étendues d’eau, mais de véritables greniers de vie. J’ai été profondément touchée par la résilience des communautés de pêcheurs que j’ai pu entrevoir, même à travers les récits.

La pêche artisanale, c’est bien plus qu’une activité économique ; c’est un mode de vie, une tradition ancestrale qui nourrit des milliers de familles le long des côtes.

Thons, sardines, maquereaux… la diversité des espèces pêchées est impressionnante. Ces poissons sont une source essentielle de protéines pour une population souvent malnutrie et représentent également une source de revenus non négligeable pour les pêcheurs qui peuvent vendre leurs prises sur les marchés locaux.

C’est un travail difficile, souvent dangereux, qui demande un savoir-faire transmis de père en fils. Pour moi, c’est l’exemple parfait de l’ingéniosité humaine face à l’adversité : malgré le manque d’équipements modernes, l’accès difficile aux marchés et la concurrence, ces hommes et ces femmes continuent de braver la mer pour ramener de quoi subsister.

La pêche est un secteur qui pourrait, avec un soutien adéquat et un environnement stable, jouer un rôle encore plus crucial dans la sécurité alimentaire et l’économie du pays.

Les défis environnementaux et la piraterie

Malheureusement, cette précieuse ressource marine est loin d’être épargnée par les maux qui affligent le Yémen. Les défis environnementaux sont criants : la surpêche, due en partie à l’absence de régulation efficace en temps de guerre, menace les stocks de poissons.

La pollution marine, qu’elle provienne de déversements pétroliers accidentels ou de l’absence de gestion des déchets, détériore les écosystèmes fragiles.

Et puis, il y a cette menace insidieuse et bien réelle qu’est la piraterie. Le golfe d’Aden est tristement célèbre pour les actes de piraterie maritime, ce qui rend la navigation extrêmement dangereuse non seulement pour les grands navires, mais aussi pour les petites embarcations de pêcheurs.

Cela perturbe gravement les routes commerciales et, plus directement, empêche les pêcheurs d’accéder à leurs zones de pêche habituelles par peur des attaques.

Les impacts sont désastreux : moins de prises, moins de revenus, plus de risques. C’est une situation qui fragilise encore davantage une population déjà à bout de souffle.

La protection des côtes et la lutte contre ces fléaux sont essentielles pour que la mer puisse continuer d’offrir ses richesses aux Yéménites et pour garantir un avenir à ces communautés de pêcheurs qui luttent au quotidien.

Les liens du sang et les euros du bout du monde : L’impact des transferts de fonds

La diaspora yéménite, une bouée de sauvetage

Quand j’ai creusé le sujet, j’ai réalisé à quel point la diaspora yéménite est un acteur économique absolument vital, un véritable héros silencieux. C’est incroyable de voir comment des millions de Yéménites, éparpillés aux quatre coins du globe, principalement en Arabie Saoudite et dans d’autres pays du Golfe, mais aussi en Europe et en Amérique, sont devenus la bouée de sauvetage de leur pays d’origine.

Ces expatriés, malgré leurs propres défis et la distance, envoient inlassablement une partie de leurs revenus à leurs familles restées au Yémen. On parle de milliards de dollars chaque année, et ce n’est pas rien !

Ces transferts de fonds, ou “remittances”, sont souvent la seule source de revenus pour d’innombrables foyers yéménites, leur permettant d’acheter de la nourriture, des médicaments, de payer le loyer et de subvenir aux besoins les plus élémentaires.

J’ai ressenti une admiration profonde pour cette solidarité indéfectible. C’est un lien du sang qui transcende les frontières et maintient une étincelle d’espoir dans des moments désespérés.

Sans ces fonds, la crise humanitaire serait encore bien pire, c’est une certitude. C’est une preuve éclatante que même dans la tourmente, les liens familiaux et communautaires restent un puissant moteur économique et social.

Les défis de l’acheminement et l’impact sur l’économie locale

Mais bien sûr, même cette bouée de sauvetage n’est pas sans ses propres défis. L’acheminement de ces fonds au Yémen est une véritable épopée. Avec la destruction des infrastructures bancaires et la fragmentation du système financier, les canaux traditionnels sont souvent inaccessibles ou trop coûteux.

Les systèmes de transfert informels, comme le Hawala, prennent le relais, mais ils comportent leurs propres risques et peuvent être lents. J’ai imaginé le stress de ces familles qui attendent désespérément un virement, ne sachant pas si l’argent arrivera à temps ou s’il sera ponctionné en chemin.

L’impact de ces transferts sur l’économie locale est double. D’un côté, ils injectent des liquidités vitales, soutenant la consommation et, par ricochet, les petits commerces.

Ils agissent comme un amortisseur face à la pauvreté généralisée. De l’autre, cette dépendance aux fonds extérieurs peut aussi avoir des effets pervers.

Cela peut maintenir une économie de subsistance sans encourager le développement productif interne, et la fluctuation des devises peut rendre ces fonds moins efficaces.

C’est une danse complexe entre survie et développement, où chaque euro envoyé est une petite victoire, mais aussi un rappel de la fragilité de la situation économique yéménite.

Advertisement

Entre résilience et innovations : Le Yémen face à l’adversité

예멘 주요 경제 활동 - Oil and Gas: A Shadowed Promise**

A poignant and stark depiction of the Yemeni oil and gas sector, ...

Le secteur informel, moteur de survie

Le Yémen, c’est un peu le laboratoire de la résilience humaine, et le secteur informel en est la preuve éclatante. Face à l’effondrement des structures étatiques et de l’économie formelle, les Yéménites ont fait preuve d’une ingéniosité incroyable pour survivre.

J’ai été fascinée par la vitalité de ce secteur, qui est devenu le véritable moteur de l’économie quotidienne. On y trouve de tout : des petits commerçants qui vendent des fruits et légumes sur des charrettes, des artisans qui réparent ce qui peut l’être, des chauffeurs de taxi improvisés, des vendeurs d’eau ou de carburant au détail.

C’est un monde où la débrouille est reine, où chacun tente de trouver sa niche pour gagner quelques rials. Ces activités, bien que non enregistrées et souvent précaires, permettent à des millions de personnes de ne pas sombrer totalement.

C’est une économie de la survie, une réponse directe à la crise, mais aussi un témoignage de la capacité des Yéménites à s’adapter et à créer des opportunités là où il n’y en a plus officiellement.

Je me suis dit que sans cet écosystème informel, la situation serait inimaginable. Il prouve que l’esprit d’entreprise, même contraint par l’urgence, ne meurt jamais.

Les initiatives locales de développement

Au milieu de ce chaos, j’ai aussi décelé des étincelles d’espoir, des initiatives locales qui sont de véritables pépites d’innovation et de résilience.

Malgré l’environnement hostile, des individus et des communautés lancent des projets de développement à petite échelle, souvent avec le soutien d’ONG locales ou internationales.

Cela peut être la construction de puits pour l’irrigation, la mise en place de petits ateliers de formation professionnelle, le développement de microcrédits pour les femmes entrepreneures, ou encore des projets d’énergie solaire pour pallier le manque d’électricité.

Ce que j’ai trouvé vraiment inspirant, c’est que ces initiatives partent souvent des besoins concrets des populations et sont portées par un désir profond de reconstruire et d’améliorer les conditions de vie.

Elles ne sont pas toujours à grande échelle, mais leur impact est direct et tangible pour ceux qu’elles touchent. Ce sont ces petites victoires, ces efforts communautaires, qui me donnent à penser qu’un avenir est possible pour le Yémen.

Ces innovations sont la preuve que, même dans l’adversité la plus sombre, la flamme de la créativité et de l’espoir continue de brûler. Elles sont le terreau d’une future reconstruction, une fois la paix revenue.

Le défi humanitaire et ses répercussions économiques

La crise alimentaire et le marché noir

C’est avec une profonde tristesse que j’ai dû me pencher sur les répercussions économiques de la crise humanitaire au Yémen. La crise alimentaire est sans doute la plus visible et la plus déchirante.

Imaginez un peu : des millions de personnes au bord de la famine, des enfants souffrant de malnutrition aiguë… C’est une réalité insoutenable. Cette situation a des conséquences économiques désastreuses.

L’inflation galopante rend les produits de base inabordables pour la majorité de la population. Les prix des denrées alimentaires flambent, poussant toujours plus de familles dans la pauvreté absolue.

Le marché noir prospère dans ce contexte, vendant à des prix exorbitants des produits de première nécessité comme la nourriture, le carburant et les médicaments.

J’ai ressenti un mélange de colère et de désespoir en réalisant que ce marché parallèle, bien que “fonctionnel”, ne fait qu’aggraver la souffrance des plus vulnérables.

Il rend les aides humanitaires plus difficiles à distribuer et les denrées moins accessibles. C’est une spirale infernale où la faim n’est pas seulement une tragédie humaine, mais aussi un puissant facteur de déstabilisation économique et sociale, qui détruit ce qui reste du tissu économique formel.

Le système de santé à genoux et ses coûts cachés

Au-delà de la nourriture, le système de santé yéménite est à genoux, et les répercussions économiques sont énormes, mais souvent sous-estimées. La destruction des infrastructures, le manque de personnel médical, l’absence de médicaments et d’équipements essentiels ont rendu l’accès aux soins presque impossible pour une grande partie de la population.

J’ai imaginé la détresse des familles face à la maladie, contraintes de choisir entre acheter de la nourriture ou payer des soins médicaux hors de prix.

Les coûts cachés de cette crise sanitaire sont immenses : une population malade est une population qui ne peut pas travailler, ne peut pas produire, ne peut pas contribuer à l’économie.

La mortalité infantile et maternelle augmente, les épidémies se propagent, affaiblissant encore davantage la force de travail et la capacité de résilience du pays.

Les ressources déjà limitées sont redirigées vers l’urgence sanitaire, au détriment des investissements à long terme et du développement. C’est un cercle vicieux où la maladie engendre la pauvreté, qui à son tour aggrave la santé.

Ce que j’ai compris, c’est que tant que cette crise humanitaire majeure ne sera pas résolue, toute tentative de relance économique restera un vœu pieux.

Advertisement

Vers un avenir incertain : Opportunités et obstacles

Le potentiel inexploité du tourisme et de l’artisanat

Même au milieu de la tourmente, je ne peux m’empêcher de rêver au potentiel inexploité du Yémen. Ce pays regorge de trésors insoupçonnés, et je pense notamment au tourisme et à l’artisanat.

Avant les conflits, le Yémen était une destination fascinante pour les aventuriers et les amateurs d’histoire, avec ses villes anciennes comme Sanaa (classée au patrimoine mondial de l’UNESCO), ses paysages désertiques à couper le souffle et ses montagnes majestueuses.

On ne parle pas assez de la richesse de sa culture, de son architecture unique, de ses traditions. J’imagine un Yémen pacifié, où les touristes pourraient redécouvrir ces merveilles, ce qui générerait des revenus considérables et créerait des emplois.

Et puis, il y a l’artisanat ! Les poteries, les bijoux en argent, les tissus brodés, les dagues traditionnelles (les jambiyas)… le savoir-faire yéménite est d’une finesse et d’une authenticité rares.

Avec un soutien adéquat et un accès aux marchés internationaux, l’artisanat pourrait devenir une source de revenus vitale pour de nombreuses communautés.

C’est un potentiel endormi qui, une fois réveillé, pourrait transformer l’économie locale et offrir une véritable fierté nationale.

Les défis de la reconstruction et de la gouvernance

Mais soyons réalistes, le chemin vers un tel avenir est semé d’embûches colossales. Le premier défi, et non des moindres, est celui de la reconstruction.

Imaginez l’ampleur de la tâche : des infrastructures dévastées, des villes en ruines, des réseaux d’eau et d’électricité détruits. Cela nécessitera des investissements massifs, une coordination internationale sans précédent et une volonté politique forte de la part de toutes les parties.

J’ai ressenti un certain vertige en pensant à l’ingénierie et aux ressources nécessaires pour remettre le Yémen sur pied. Et puis, il y a la question cruciale de la gouvernance.

Sans une paix durable, une stabilité politique, une administration efficace et transparente, et un État de droit, toute tentative de reconstruction sera vouée à l’échec.

La corruption, la division des pouvoirs, l’absence de confiance sont autant d’obstacles qui empêchent le pays de se projeter vers l’avenir. Pour moi, le véritable défi économique du Yémen est indissociable de son défi politique.

Tant qu’une solution politique viable ne sera pas trouvée, le potentiel économique du pays restera en grande partie prisonnier des conflits. C’est une réalité dure, mais qu’il est impossible d’ignorer pour espérer un jour voir le Yémen se relever.

Secteur Économique Principal Contribution au PIB (estimée avant conflit majeur) Défis Actuels Majeurs Potentiel de Croissance Futur
Agriculture (incluant le qat) ~15-20% Manque d’eau, concurrence du qat, infrastructures endommagées Diversification des cultures, exportations de café, modernisation
Pétrole et Gaz ~25-30% Conflits, sabotage des infrastructures, instabilité des prix Normalisation de la production, investissements étrangers
Pêche ~1-2% Surpêche, pollution, piraterie, manque d’équipements Développement de la pêche durable, aquaculture, exportations
Services (y compris transferts de fonds) ~50% (forte composante informelle) Inflation, fragmentation financière, insécurité Stabilisation des marchés, soutien aux PME, services financiers
Industrie (hors pétrole) ~5% Destruction d’usines, pénurie d’énergie, faible investissement Reconstruction, petites industries manufacturières, énergie solaire

Pour Conclure

Voilà, mes chers lecteurs, nous avons fait un tour d’horizon de l’économie yéménite, un sujet complexe et souvent teinté d’une profonde mélancolie. Ce que j’en retiens, c’est cette incroyable résilience du peuple face à des défis inimaginables. Malgré les conflits, la précarité et les innombrables obstacles, la vie économique, même sous des formes alternatives, persiste. C’est un équilibre précaire entre survie et espoir, où chaque geste, chaque transaction, est un témoignage de la volonté de vivre et de reconstruire. J’espère que cette exploration vous aura éclairés sur les réalités économiques de ce pays fascinant et qu’elle aura mis en lumière la force d’âme de ses habitants. C’est un rappel puissant de l’interconnexion de notre monde et de l’impact que nos propres réalités peuvent avoir, même à des milliers de kilomètres.

Advertisement

Informations Utiles à Retenir

1. Le “Petit Paris” du Yémen : Savez-vous que Ta’izz était autrefois surnommée le “Petit Paris” pour son dynamisme commercial et son ambiance culturelle vibrante ? C’est une ville qui, malgré les difficultés actuelles, a une histoire riche et un esprit entrepreneurial qui ne demande qu’à renaître. [INDEX]

2. L’Héritage du Café Mokha : Le café Yéménite, et en particulier le Mokha, n’est pas qu’une boisson ; c’est une part de l’histoire mondiale du café. Son nom a voyagé jusqu’à nos tasses ! Goûter un Mokha authentique, c’est s’offrir un voyage sensoriel millénaire. [INDEX]

3. Les Hawala, un Réseau Vital : Face à un système bancaire fragilisé, les Yéménites s’appuient énormément sur le Hawala, un système informel de transfert de fonds basé sur la confiance. C’est une solution astucieuse, mais pas sans risques, pour acheminer l’argent de la diaspora vers les familles. [INDEX]

4. L’Architecture Unique de Sanaa : La vieille ville de Sanaa, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, est un joyau architectural avec ses maisons-tours en pisé et ses décorations uniques. C’est un exemple frappant de la richesse culturelle qui attend d’être redécouverte par le monde. [INDEX]

5. Le Qat et les “Qat Sessions” : Au-delà de sa controverse, la consommation de qat est profondément ancrée dans la vie sociale yéménite. Les “qat sessions” sont des moments de socialisation, de discussions et parfois de prises de décisions importantes, soulignant l’aspect culturel de cette plante. [INDEX]

Points Clés à Retenir

L’économie yéménite est un paradoxe : riche en ressources naturelles comme le pétrole et le poisson, elle est déchirée par les conflits, ce qui entrave gravement son développement. L’agriculture ancestrale et la diaspora sont des piliers de survie, injectant des fonds vitaux via les transferts. Le secteur informel montre une incroyable ingéniosité face à la crise humanitaire. La reconstruction et une gouvernance stable sont essentielles pour transformer ce potentiel en prospérité durable.

Questions Fréquemment Posées (FAQ) 📖

Q: Quelles sont les activités économiques traditionnelles qui soutiennent l’économie yéménite, et comment ont-elles résisté aux défis actuels ?

R: Ah, la question que beaucoup se posent ! Quand on parle du Yémen, on pense souvent aux conflits, mais j’ai été frappée par la vitalité de ses piliers économiques ancestraux.
L’agriculture et la pêche sont bien plus que des secteurs ; ce sont de véritables bouées de sauvetage pour des millions de personnes. J’ai découvert que malgré un climat souvent rude, l’agriculture yéménite reste un moteur essentiel, représentant environ 23% du PIB et employant une bonne moitié de la population active !
On y cultive des céréales comme le maïs et le millet, mais ce qui m’a le plus étonnée, c’est l’héritage du café et du khat dans les régions montagneuses.
Le café yéménite, le fameux mokha, a une histoire incroyable, même si sa production actuelle est un peu en déclin face à la concurrence. Quant à la pêche, c’est une source de revenus vitale pour près de 1,7 million de personnes sur les côtes.
Imaginez le quotidien de ces pêcheurs ! Ce que j’ai pu observer, c’est une résilience impressionnante. Bien sûr, les infrastructures sont souvent dégradées et les services essentiels manquent, surtout avec le conflit, mais les communautés s’organisent.
Des efforts sont faits pour améliorer la qualité du poisson et réduire les pertes après la capture, ce qui permet aux familles de mieux s’en sortir. C’est un combat de tous les jours, mais la tradition perdure, prouvant que même dans les moments les plus difficiles, l’humain trouve toujours des moyens de subsistance grâce à la terre et à la mer.

Q: Quels sont les principaux défis économiques auxquels le Yémen est confronté aujourd’hui, et comment le pays tente-t-il de les surmonter ?

R: La situation économique au Yémen est, il faut bien le dire, d’une complexité déchirante. Après des années de conflit, le pays est en récession, et les chiffres du FMI sont là pour nous le rappeler : 17 millions de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire et souffrent de malnutrition.
C’est une réalité brutale. Les principaux défis ? D’abord, la guerre a dévasté le pays, détruisant des infrastructures vitales comme l’eau et l’électricité.
Ensuite, la monnaie locale, le rial, a chuté, et les exportations de pétrole, qui étaient une manne essentielle (plus de 90% des recettes d’exportation avant le conflit !), sont souvent à l’arrêt, notamment à cause des attaques récentes contre les installations pétrolières.
Cela limite drastiquement l’accès aux financements internationaux. Et puis, il y a la question de la gouvernance, avec des accusations de corruption et de détournement d’aide humanitaire qui n’arrangent rien.
Face à ce tableau sombre, la résilience du peuple yéménite est bouleversante. Les autorités tentent, malgré tout, de maintenir une certaine stabilité macroéconomique et de mettre en œuvre des réformes.
J’ai noté que le FMI encourage la discipline budgétaire et le retour à une monnaie unifiée pour réduire les divisions. Il y a eu des signes d’espoir, comme un accord de cessez-le-feu fin 2023, même si les tensions régionales récentes menacent cette fragile avancée.
Des organisations comme la FAO travaillent sur le terrain pour renforcer la résilience des ménages face à l’insécurité alimentaire. C’est un long chemin, semé d’embûches, mais on sent une volonté de ne pas abandonner, même si chaque pas est une lutte.

Q: Quel est le rôle des transferts de fonds (remittances) dans l’économie yéménite, et comment cela impacte-t-il la vie quotidienne des habitants ?

R: C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur, car il révèle à quel point l’entraide familiale est cruciale au Yémen. Après le pétrole, les transferts de fonds envoyés par les Yéménites vivant à l’étranger sont LA deuxième source de revenus du pays.
C’est tout simplement vital pour la survie de nombreuses familles ! Imaginez, des millions de Yéménites dépendent de cet argent pour manger, se soigner, et simplement vivre.
J’ai lu que ces transferts réduisent significativement la pauvreté, surtout dans les zones rurales, et empêchent des ménages déjà vulnérables de sombrer davantage.
Pour moi, c’est une preuve flagrante de la force des liens familiaux et de la solidarité. Cependant, la situation n’est pas simple. Les restrictions liées au conflit peuvent rendre ces transferts difficiles, et parfois, la dépréciation du rial fait que la valeur réelle de l’argent reçu est bien inférieure aux besoins essentiels, surtout quand la plupart des biens sont importés.
Malgré tout, ces fonds permettent d’acheter de la nourriture, de payer des soins médicaux, et parfois même de relancer de petites activités économiques.
C’est un véritable filet de sécurité social et économique, tissé par l’amour et le dévouement des Yéménites de la diaspora pour leurs proches restés au pays.
Un soutien indispensable qui, je pense, mérite d’être mis en lumière.

Advertisement